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John Thomas

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  • Genre: Funk / House / Techno

    Location Paris, Ile-de-France, FR

    Profile Views: 88058

    Last Login: 5/14/2011

    Member Since 10/19/2006

    Website http://www.johnthomas.fr

    Record Label Ethique/StaticDrum/Minibar/Logistic/Sino

    Type of Label Indie

  • Bio

    .. .... .. .. .. .. .. .. .. .... .... .. .. .. .. .. ........John Thomas interview.... .. ..
  • Members

  • Influences

  • Sounds Like

    ................ ..INTERVIEW REXORAMA.. ...... - Ça fait une paye qu’on ne t’avait plus vraiment vu, ou en tout cas moins que lorsque tu étais chez Logistic et résident au Rex, disons 2002/2003… Qu’as-tu fait durant tout ce temps ? Tu as levé le pied ou tu as préféré te faire plus discret ?...... .. Non, tu te trompes, j’ai joué au Rex avec la même cadence jusqu’à septembre 2008. Je pense même que c’est entre 2007 et 2008 que j’y ai le plus joué. Ce n’est que depuis la rentrée dernière que j’y joue beaucoup moins. Ce n’est pas du tout un choix de ma part. Pour avoir l’explication exacte il faudrait demander au Rex, mais je pense qu’ils ont pris une orientation différente avec le club. Une orientation qui impliquait que les résidents y jouent moins souvent. En tous cas, en ce qui me concerne... ...... - N’as-tu pas été victime selon toi de la lame de fond de la ‘minimale allemande’ ? As-tu été tenté de prendre le wagon en marche ou l’as-tu regardé passer avec indifférence ? Quel est ton sentiment sur ce mouvement et son hégémonie actuelle ?...... .. Sujet très intéressant. J’ai bien évidemment été touché par cette évolution, surtout que j’étais principalement ancré dans la scène black américaine de Detroit ou Chicago. Et cette scène a vraiment du mal à survivre aujourd’hui. Quasiment tout le monde a été “victime” de cette lame de fond, en bien ou en mal. Le terme minimal est d’ailleurs totalement galvaudé, car on peut dire que presque tout est devenu “minimal” dorénavant. Plus qu’une musique, c’est devenu un son. Cette évolution me fait d’ailleurs énormément penser à l’arrivée du disco à la fin des années 70/début 80. À ce moment-là, tout devenait disco, le funk, le rock, la variété etc. Pour ma part, je n’ai pas pris de train en marche car je pense que ça ne sert pas à grand-chose d’agir ainsi. Lorsque le train est en route les places sont déjà réservées ! Je ne suis absolument pas carriériste, donc je ne me dis jamais qu’il faut aller dans telle ou telle direction juste parce que ça va être la mode ou que c’est ce qui va fonctionner commercialement. Agir ainsi, c’est faire du commerce, moi j’essaie de faire de l’art avant tout. J’ai toujours fait de la musique dans des styles différents, passant de la techno à la house, du hip hop au funk. D’ailleurs, je suis proche depuis longtemps de gens comme Dan Bell ou Robert Hood, qui sont les pères fondateurs de la scène actuelle dite minimale. J’ai cette envie de me sentir comme un explorateur à la recherche de nouveaux territoires, de franchir de nouvelles frontières, d’aller là où on ne m’attend pas et de prendre des risques. C’est l’attitude à adopter selon moi : si on veut tenter d’être artiste, il faut être kamikaze. Même au péril de ma condition sociale, je refuse de devenir un fonctionnaire de l’art ! Ce qui m’intéresse avant tout, c’est apprendre de nouvelles choses, côtoyer de jeunes artistes avec des idées nouvelles, voir que cette musique a réellement évolué, que ce qui s’est passé ces dernières années est différent de ce que l’on faisait dans les années 90. J’ai adoré les années 90, mais je trouve que musicalement les choses les plus intéressantes dans ce mouvement sont arrivées ces dernières années. Il y a eu des gens comme Zip, qui a créé une dynamique artistique formidable avec son label Perlon et des artistes très talentueux comme Audio Werner ou Melchior. J’ai juste adoré le travail de ces producteurs. En revanche, ce qui m’a dérangé dans l’évolution de ce milieu, c’est le conformisme du son, on a parfois l’impression que tout le monde fait la même chose car tout le monde utilise les mêmes machines et a le même son. Ça tourne plus ou moins autour d’un ordinateur… Mais en même temps c’est grâce à cette avancée technologique des instruments et à l’arrivée d’un logiciel fracassant comme Ableton Live que l’on a pu développer l’écriture de la musique, le phrasé, de nouvelles idées ou encore improviser sur scène avec des boucles... ...... - Pour ton nouvel album, tu es aux côtés de ta compagne brésilienne Barbara. Que t’a-t-elle apporté au niveau de la composition ? Comment travaillez-vous ensemble ?...... .. Oui effectivement je fais de la musique avec ma femme dorénavant. Barbara travaille essentiellement sur l’écriture et le phrasé, elle est très douée pour cela. Toutes ses interventions ajoutées aux miennes permettent de mieux finaliser les idées. C’est bien plus intéressant de faire de la musique à 2, surtout lorsqu’il s’agit de sa femme, et la complicité qui en découle. Le plus souvent, nous commençons une base ensemble, jusqu’à ce que l’on trouve le thème principal sur lequel nous allons travailler. Puis Barbara va s’occuper de l’écriture du morceau, elle va trouver tout un tas d’idées, puis j’interviens pour changer ce qui ne fonctionne pas, ou apporter de nouvelles idées. Et vice-versa. Ce qui est également intéressant, c’est que nous pouvons travailler chacun de notre côté sur un titre différent et passer de l’un à l’autre. Ça permet de garder une oreille fraîche, c’est essentiel car nous passons du temps sur les morceaux. Au minimum 2 semaines de travail pour un titre... ...... - Sur cet album, moins strictement techno que tes précédentes réalisations, on sent une nette inflexion vers le funk et le jazz. Est-ce une évolution naturelle selon toi ? Quelle était ta visée avec ‘The Unlimited Experience’ ?...... .. Ce projet n’est pas si différent. Mon premier album sorti en 2001 - Blackstage - était déjà bien orienté autour du funk et plus généralement de la musique afro-américaine. C’est normal, je viens de là, le jazz, la soul, le funk ou le reggae m’ont toujours passionné. D’ailleurs, nos derniers maxis sur mon label Ethique sont dans cette lignée : il y a des tracks dancefloor mais également des interludes plus downtempo. Le vrai changement, c’est que nos morceaux dancefloor sont maintenant plus orientés vers la house que la techno. Comme je le disais précédemment, cette évolution vient de mon besoin de me remettre en question, et surtout, avec ma femme, nous adorons depuis toujours la house music ! Même lorsque nous étions dans les grandes heures de la techno, ce que j’aimais le plus c’était lorsque nous retrouvions ce côté house. Par exemple, si l’on prend l’un des plus grand protagonistes de cette scène – Jeff Mills – j’ai préféré Purpose Maker à Axis. Parce que ce que je préfère, c’est le groove chaud et funky. En ce qui concerne la genèse de ‘The Unlimited Experience’, j’ai voulu créer un projet qui nous permettrait de mieux aboutir nos conceptions musicales. Sur format maxi, j’avais l’impression qu’il manquait toujours quelque chose au projet, je voulais en dire plus mais je n’avais pas la place. Du coup, le format album s’est imposé. Les visuels ont été assurés par Laurent Dubois,un ami de longue date très talentueux qui est dessinateur. Il voulait faire un projet de dessins dans un style BD de science-fiction où l’on était les supers héros. Ça fait des années que je rêvais de faire quelque chose avec lui, et nous avons adoré le résultat... ...... - Te rapprocher de Cabanne a-t-il influencé cette nouvelle orientation ? Quel est ton ‘crew’ aujourd’hui ? De quels DJ’s/producteurs te sens-tu proche ?...... .. Ça fait une dizaine d’années que je suis proche de Cabanne et que nous collaborons régulièrement. Nous nous influençons mutuellement sans faire exactement la même musique, c’est d’ailleurs pourquoi il n’y a aucune concurrence entre nous mais plutôt une complicité. À vrai dire, aujourd’hui je ne fais pas vraiment partie d’un ‘crew’, mais nous commençons à en créer un avec Ethique et de jeunes artistes tels que Minimono ou The Clover qui nous ont rejoints. Dans la composition, on est proches d’artistes comme Ark, du crew Perlon, Minibar etc. Mais nous avons un son différent, plus fat et plus ‘américain’. Je suis très attaché à cette griffe, car je n’aime pas beaucoup le son digital et trop numérisé...

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October 19, 2006

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....
..INTERVIEW REXORAMA..

- Ça fait une paye qu’on ne t’avait plus vraiment vu, ou en tout cas moins que lorsque tu étais chez Logistic et résident au Rex, disons 2002/2003… Qu’as-tu fait durant tout ce temps ? Tu as levé le pied ou tu as préféré te faire plus discret ?

Non, tu te trompes, j’ai joué au Rex avec la même cadence jusqu’à septembre 2008. Je pense même que c’est entre 2007 et 2008 que j’y ai le plus joué. Ce n’est que depuis la rentrée dernière que j’y joue beaucoup moins. Ce n’est pas du tout un choix de ma part. Pour avoir l’explication exacte il faudrait demander au Rex, mais je pense qu’ils ont pris une orientation différente avec le club. Une orientation qui impliquait que les résidents y jouent moins souvent. En tous cas, en ce qui me concerne.

- N’as-tu pas été victime selon toi de la lame de fond de la ‘minimale allemande’ ? As-tu été tenté de prendre le wagon en marche ou l’as-tu regardé passer avec indifférence ? Quel est ton sentiment sur ce mouvement et son hégémonie actuelle ?

Sujet très intéressant. J’ai bien évidemment été touché par cette évolution, surtout que j’étais principalement ancré dans la scène black américaine de Detroit ou Chicago. Et cette scène a vraiment du mal à survivre aujourd’hui. Quasiment tout le monde a été “victime” de cette lame de fond, en bien ou en mal. Le terme minimal est d’ailleurs totalement galvaudé, car on peut dire que presque tout est devenu “minimal” dorénavant. Plus qu’une musique, c’est devenu un son. Cette évolution me fait d’ailleurs énormément penser à l’arrivée du disco à la fin des années 70/début 80. À ce moment-là, tout devenait disco, le funk, le rock, la variété etc. Pour ma part, je n’ai pas pris de train en marche car je pense que ça ne sert pas à grand-chose d’agir ainsi. Lorsque le train est en route les places sont déjà réservées ! Je ne suis absolument pas carriériste, donc je ne me dis jamais qu’il faut aller dans telle ou telle direction juste parce que ça va être la mode ou que c’est ce qui va fonctionner commercialement. Agir ainsi, c’est faire du commerce, moi j’essaie de faire de l’art avant tout. J’ai toujours fait de la musique dans des styles différents, passant de la techno à la house, du hip hop au funk. D’ailleurs, je suis proche depuis longtemps de gens comme Dan Bell ou Robert Hood, qui sont les pères fondateurs de la scène actuelle dite minimale. J’ai cette envie de me sentir comme un explorateur à la recherche de nouveaux territoires, de franchir de nouvelles frontières, d’aller là où on ne m’attend pas et de prendre des risques. C’est l’attitude à adopter selon moi : si on veut tenter d’être artiste, il faut être kamikaze. Même au péril de ma condition sociale, je refuse de devenir un fonctionnaire de l’art ! Ce qui m’intéresse avant tout, c’est apprendre de nouvelles choses, côtoyer de jeunes artistes avec des idées nouvelles, voir que cette musique a réellement évolué, que ce qui s’est passé ces dernières années est différent de ce que l’on faisait dans les années 90. J’ai adoré les années 90, mais je trouve que musicalement les choses les plus intéressantes dans ce mouvement sont arrivées ces dernières années. Il y a eu des gens comme Zip, qui a créé une dynamique artistique formidable avec son label Perlon et des artistes très talentueux comme Audio Werner ou Melchior. J’ai juste adoré le travail de ces producteurs. En revanche, ce qui m’a dérangé dans l’évolution de ce milieu, c’est le conformisme du son, on a parfois l’impression que tout le monde fait la même chose car tout le monde utilise les mêmes machines et a le même son. Ça tourne plus ou moins autour d’un ordinateur… Mais en même temps c’est grâce à cette avancée technologique des instruments et à l’arrivée d’un logiciel fracassant comme Ableton Live que l’on a pu développer l’écriture de la musique, le phrasé, de nouvelles idées ou encore improviser sur scène avec des boucles.

- Pour ton nouvel album, tu es aux côtés de ta compagne brésilienne Barbara. Que t’a-t-elle apporté au niveau de la composition ? Comment travaillez-vous ensemble ?

Oui effectivement je fais de la musique avec ma femme dorénavant. Barbara travaille essentiellement sur l’écriture et le phrasé, elle est très douée pour cela. Toutes ses interventions ajoutées aux miennes permettent de mieux finaliser les idées. C’est bien plus intéressant de faire de la musique à 2, surtout lorsqu’il s’agit de sa femme, et la complicité qui en découle. Le plus souvent, nous commençons une base ensemble, jusqu’à ce que l’on trouve le thème principal sur lequel nous allons travailler. Puis Barbara va s’occuper de l’écriture du morceau, elle va trouver tout un tas d’idées, puis j’interviens pour changer ce qui ne fonctionne pas, ou apporter de nouvelles idées. Et vice-versa. Ce qui est également intéressant, c’est que nous pouvons travailler chacun de notre côté sur un titre différent et passer de l’un à l’autre. Ça permet de garder une oreille fraîche, c’est essentiel car nous passons du temps sur les morceaux. Au minimum 2 semaines de travail pour un titre.

- Sur cet album, moins strictement techno que tes précédentes réalisations, on sent une nette inflexion vers le funk et le jazz. Est-ce une évolution naturelle selon toi ? Quelle était ta visée avec ‘The Unlimited Experience’ ?

Ce projet n’est pas si différent. Mon premier album sorti en 2001 - Blackstage - était déjà bien orienté autour du funk et plus généralement de la musique afro-américaine. C’est normal, je viens de là, le jazz, la soul, le funk ou le reggae m’ont toujours passionné. D’ailleurs, nos derniers maxis sur mon label Ethique sont dans cette lignée : il y a des tracks dancefloor mais également des interludes plus downtempo. Le vrai changement, c’est que nos morceaux dancefloor sont maintenant plus orientés vers la house que la techno. Comme je le disais précédemment, cette évolution vient de mon besoin de me remettre en question, et surtout, avec ma femme, nous adorons depuis toujours la house music ! Même lorsque nous étions dans les grandes heures de la techno, ce que j’aimais le plus c’était lorsque nous retrouvions ce côté house. Par exemple, si l’on prend l’un des plus grand protagonistes de cette scène – Jeff Mills – j’ai préféré Purpose Maker à Axis. Parce que ce que je préfère, c’est le groove chaud et funky. En ce qui concerne la genèse de ‘The Unlimited Experience’, j’ai voulu créer un projet qui nous permettrait de mieux aboutir nos conceptions musicales. Sur format maxi, j’avais l’impression qu’il manquait toujours quelque chose au projet, je voulais en dire plus mais je n’avais pas la place. Du coup, le format album s’est imposé. Les visuels ont été assurés par Laurent Dubois,un ami de longue date très talentueux qui est dessinateur. Il voulait faire un projet de dessins dans un style BD de science-fiction où l’on était les supers héros. Ça fait des années que je rêvais de faire quelque chose avec lui, et nous avons adoré le résultat.

- Te rapprocher de Cabanne a-t-il influencé cette nouvelle orientation ? Quel est ton ‘crew’ aujourd’hui ? De quels DJ’s/producteurs te sens-tu proche ?

Ça fait une dizaine d’années que je suis proche de Cabanne et que nous collaborons régulièrement. Nous nous influençons mutuellement sans faire exactement la même musique, c’est d’ailleurs pourquoi il n’y a aucune concurrence entre nous mais plutôt une complicité. À vrai dire, aujourd’hui je ne fais pas vraiment partie d’un ‘crew’, mais nous commençons à en créer un avec Ethique et de jeunes artistes tels que Minimono ou The Clover qui nous ont rejoints. Dans la composition, on est proches d’artistes comme Ark, du crew Perlon, Minibar etc. Mais nous avons un son différent, plus fat et plus ‘américain’. Je suis très attaché à cette griffe, car je n’aime pas beaucoup le son digital et trop numérisé.

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Ethique/StaticDrum/Minibar/Logistic/Sino

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