Ainsi qu’une fenêtre, j’ouvre sur ce que je veux J’ouvre sur mes amis qui apportent le courrier du soir Du pain, du vin, quelques romans Et, des microsillons
J’ouvre sur des mouettes et des camions de soldats Qui changent les arbres de ce lieu
J’ouvre sur le chien de mon voisin émigré Il y a un an et demi, du Canada
J’ouvre sur Abou al-Tayyib al-Mutanabbi Parti de Tibériade vers l’Egypte Sur le cheval du chant
J’ouvre sur la rose de Perse qui grimpe La clôture de fer
Ainsi qu’une fenêtre, j’ouvre sue ce que je veux
(…)
J’ouvre sur ma langue après deux jours Un peu d’absence suffit Et Eschyle ouvrira la porte à la paix Un bref discours Et Antoine embrasera la guerre Et me suffit La main d’une femme dans la mienne Pour que j’enlace ma liberté Et que le sac et le ressac reprennent dans mon corps
Si tu veux passer pour la Fiesta de la musica........ sinon je rentre le 28......... ............................... As tu vu cette video ??? .............................. .. MUTO by Blu envoyé par convergences..
Voici un texte de Genet qui me fait plaisir... qui défie toutes les lois de la pesanteur!
Ecrire sur le Tiers monde, s’en aller sur les routes, en revenir et parler de justice, c’est aller à la messe tous les dimanches et suivre le rituel. C’est très beau mais ce serait quoi, si il n’y avait pas chaque jour une heure égarée pour la masturbation, ce qui donne 23heures par jour pour les pauvres et une heure pour moi. Le plus précieux, c’est l’heure unique. Sans elle tout s’effondre. Si l’on veut, je suis un couple solitaire pendant une heure et le reste du temps, je ne sais quoi qui parle de justice. Et pourtant je sais : les Noirs, les Palestiniens, tous, peuvent se passer de moi. Moi pas. Je veux dire : pas me passer de moi. Jean Genet… Notes . Tokyo, 1972