THIERRY LASRY X LIQUID ARCHITECTURE by Thomas Lélu
Les Liquid Sunglasses sont chez Colette eshop http://www.colette.fr//eshop/article/162069/thierry-lasry-x-liquid-architecture-x-thomas-lelu/
L’histoire ne se répète jamais, ou si peu. Après un premier album sorti il y a 4 ans, le groupe parisien Liquid Architecture revient avec un nouveau disque qui le voit s’emparer d’horizons différents et donner à sa musique une dimension supplémentaire, quelque part entre énergie rock et mantras électroniques. Et avec un petit ajustement, de taille : le groupe n’est plus exactement le duo que l’on a connu à ses débuts. Il est centré aujourd'hui plus particulièrement autour de sa de sa chanteuse (et personnalité vive), Audrey. Jusque-là, Liquid Architecture était constitué par elle et Jérôme Sans. Ce dernier a repris sa casquette, de guide spirituel et esthétique. Un rôle proche de celui qu’a pu avoir Andy Warhol auprès du Velvet Underground ou John Sinclair aux côtés du MC5, une sorte de membre subliminal dont on pourrait presque dire qu’il est au groupe ce qu’est un membre coupé à un corps : malgré son absence, sa présence se fait encore sentir…
Le nouvel album évoque d’emblée un cri du cœur, féroce et fragile à la fois, bien plus instantané que le précédent disque. Il suffit, d’abord, de regarder les noms des chansons, pleines de glam et d'humour. Assemblées, elles donnent l’impression fugitive de raconter une histoire d’amour dissimulée derrière le titre même du disque en préparation, I Love to Love. Et puis, il faut écouter la musique qui se joue, juste là. Elle est brute, sexy, comme habitée par une envie de tout dévorer et d’être très présente au monde. Elle évoque en cela les disques de groupes comme The Kills ou Royal Trux, auteurs eux aussi de disques habités par une vision brute du rock primitif, mais reformaté pour une époque contemporaine. Cette modernité transparait chez Liquid Architecture lorsque certains moments durent plus longtemps qu’à l’accoutumée et de rock se dévoilent comme des morceaux de techno presque minimale, répétitifs à l’envi, comme ourdi par une machine vibrante (et désirante – on est souvent ici aux limites d’un érotisme très guttural) plutôt que par une section rythmique en mode automate. Et l’on touche là à l’essence commune du rock’n’roll et de la techno : répéter inlassablement le même motif pour séduire, exciter, apprivoiser, hypnotiser, hanter. Ce groupe-là et la fille qui l’incarne pleinement sont ainsi : à la croisée de chemins et de musiques dont ce deuxième album rend compte sans solennité ni manières, mais avec puissance et détermination.
Moi je suis à Berlin. Mais je vais prevenir les autres peut etre ils sont là...je te previens si je passe à Paris ...on se boit un verre ...j'aimerais bien ton morceau "give me something to love " pour mes djs sets
Bonjour Liquid Architecture et bienvenue sur VOLUBILIS (radio). Bon morceau (au singulier, le deuxième bug au bout de quelques secondes) sur votre page. Keep it up!