Mokaiesh, groupe de rock chantant en français (nuance importante), capitalise deux héritages longtemps inconciliables : celui des musiques flambées d'outre-Atlantique ou d'outre-Manche avec une écriture non moins incandescente initiée par certains maîtres de la chanson française. Dans le sillage de quelques rares autres – à commencer par Noir Désir, autant les citer d'emblée – il parvient au-delà des espérances à créer cet alliage dont la recette ne figure dans aucun livre, aucune méthode Assimil pour apprentis rockers, mais procède d'un autre savant mélange : celui du culot et de l'érudition.
À 22 ans, Cyril ne manque ni de l'un ni de l'autre. Le groupe qu'il a coagulé autour de lui – et auquel il donne son nom sans prétention narcissique mais parce qu'il résonnait mieux que tous les autres – prolonge fiévreusement ses idéaux : faire de la musique et du texte la même essence, y présenter l'allumette de la jeunesse, regarder l'embrasement.
La jouissance collective qui émane de ce groupe a bien failli pourtant ne jamais exister, Cyril ayant au départ bercé d'illusion d'un projet solitaire qui aurait forcément pris une tournure plus intimiste. Son admiration obsessionnelle pour Léo Ferré – dont la découverte, très jeune, lui a décillé les yeux sur le monde et libéré la plume comme la voix – aurait pu l'engager définitivement sur le chemin (l'impasse ?) moins exposé de la chanson. La rencontre avec Jan et Alban, puis l'arrivée d'Éric, finirent de le convaincre que le poids de ses mots aurait plus de force s'il s'équilibrait avec un son porteur d'une même fougue, d'un même élan volontaire et frondeur.
On retrouve dans les chansons de Mokaiesh l'écho lointain mais toujours vif du fameux diptyque rock de l'idole Ferré – Amour anarchie – (68). Comme Ferré, Cyril écrit avec la rage d'un fauve déchiquetant sa proie, étrillant cette langue française avec l'amour et le respect qu'on doit à ceux qui vous nourrissent.
Mokaiesh dévoile aujourd'hui ces cinq titres en préambule à un futur album (mai 2008), qu'ils laisseront patiemment et naturellement se décanter en reprenant la route, en ne grillant aucune étape. Les découvrir sur scène, à l'évidence, va devenir dans les prochains mois une urgence prioritaire.
Bravo pour votre prestation au Gaou ! Je ne vous connaissais absolument pas et j'ai été agréablement surprise, j'ai adoré, aussi bien les textes que la musique ! Je viens d'acheter votre album, c'est un plaisir pour les oreilles ! A bientot sur la route j'espère, Bises Jenny.
Merci pour ton com', c'est très sympa! Je crois que ça va être dur pour le Gaou, mais la prochaine fois c'est sûr je serai là ! Je penserai à vous, enjoy ! Bizzz
Ourff, il fait mal aux yeux votre clip ^^ mais il est sympa, dynamique c'est le moins qu'on puisse dire. Ca faisait longtemps que je n'etais pas passée, tout se passe bien? Je vérifie de temps en temps, au cas où vous repassiez dans notre petit coin de Bretons ^^