Des arbres fruitiers d'Amazonie aux effluves infectes de la
pollution banlieusarde, des couleurs oniriques de la forêt à la
grisaille citadine, des cris des singes hurleurs aux éructations
des emmerdeurs de tribunaux, Monierza Molia, aventurière de
la jungle tropicale et urbaine, conte les tribulations d'une jeune
femme amoureuse d'une victime des temps modernes, un
artiste opprimé pour excès de liberté.
Les singes enchanteurs est le récit poignant et pour le moins
rocambolesque d'une femme passionnée luttant contre le
désespoir et le doute, malgré la crasse et les tarés gravitant
autour de son amant. Monierza Molia dessine, de sa plume
vive et touchante, cet amour douloureux pour un homme
sauvage, primate magicien irrésistible, cette quête d'un paradis
perdu dans l'hystérie ambiante des médias menteurs et d'une
justice absurde et cruelle.
J'ai seize ans, lors des week-ends, je dors chez Grégory. Pour toute nourriture, nous nous contentons d’ingérer du thé infusé à l'herbe. Ses amis plus âgés lui rendent visite. Ils mâtent des films pornos en se défonçant la gueule. Je comate à côté. Le matin, Grégory regarde avec dégoût les coulures de l'eye-liner autour de mes cils.
Je ne dis rien. Nos échanges verbaux sont très rares.
Nous sommes allongés sur le lit, il me dévisage : « plus tard, quand tu seras ma femme, je te voilerai ».
Il me demande : « est-ce que tu sais ce que ça veut dire “Te quiero” en espagnol ?
- Je t'aime.
- Non, je te veux. »
J'acquiesce et le suis partout sans rien dire, déchirée.
Nous marchons dans la rue, il s'arrête près de la fenêtre d'un mur. Il me regarde : « Donne moi une baffe.
- Non.
- Donne moi une baffe ».
Je lui file une légère petite claque symbolique. Il me renvoie une torgnole si forte que je me cogne la tête contre le volet. Nous déambulons à nouveau, sans dire un mot. Près de la gare, il me raconte : « l'autre jour, très tard, j'ai vu ici deux garçons qui faisaient des choses pas très jolies à une fille ». Devant cette scène, il n'a rien dit. Il a préféré partir pour ne pas avoir d'emmerdes. Je me rappelle alors : dans ce coin, ma sœur a été agressée. Elle a échappé de justesse à un viol.
Nous participons à une fête organisée par l’un de ses copains plus âgés, Tonio Pessoa, au château de Martigné-Briand. Il y a Victor Pinto, un mec qui a trente ans. Il fait de la sculpture et il fascine Grégory. Moi, il m'effraye. La cave permet d'entrer dans des troglodytes. Il y a notamment une petite salle difficile d'accès. Pour s'y rendre, il faut s'engager dans un passage rocheux, faisant de nombreuses circonvolutions et se rétrécissant de plus en plus. Le jeu consiste à y aller pour se retrouver dans cette salle non éclairée. Tous les convives s'y introduisent. Quand ils en sortent, il disent : « Waouhou, c'est vraiment génial ».
Je refuse de les suivre. J'ai trop peur. Grégory y va avec Victor. Il insiste pour que je les accompagne. Mais je flippe trop de me retrouver là-dedans avec Victor. Quand ils sont à l'intérieur, je les entends gueuler. Ils réapparaissent. Grégory rigole. Ils ont tous les deux du sang sur les mains, comme s'ils venaient de faire un serment en se tailladant.
A chaque fois que je baise avec Grégory, je me prends une cystite pendant les trois jours suivants. Pour calmer ça, j'ingère du Rufol. Je me décide à aller voir un médecin afin de prendre la pilule. Cela tombe un jour où j'ai une infection urinaire. Je lui explique comment je résous le problème quand mon clitoris me brûle. Le médecin se met en colère.
Grégory veut m'emmener à Amsterdam. Je me doute que c’est pour rapporter du shit à l'aide de mon vagin. Il me téléphone. Je vais chez lui. Comme d'habitude, nous passons notre temps à nous défoncer la gueule. Je comate à la fin de la soirée. Grégory et sa bande mâtent un film porno.
Nous retrouvons ses copains portugais plus âgés que lui au café. Je ne dis rien. Mais ce soir, Joé, un de mes copains, est là, dans son coin, à boire seul. Grégory délire. Il est déchiré et se lève pour danser en saccades. Il ne s'occupe pas de moi. Joé m'attire dans un coin pour me dire : « Il faut que t'arrêtes ça, Solène.
- Que j'arrête quoi ?
- Tout. Mais regarde, regarde-le… »
Il le désigne comme une évidence. L'évidence qu'il perd la raison.
« Écoute Solène, je le sais, tout le monde le sait qu'ils te font tourner. »
Bonjour Molia! Merci pour l'invitation que j'ai hélas tardé à honorer. Me voici enfin de retour sur la toile. Je vais pouvoir prendre le temps de découvrir tes blogs. A bientôt!
Nous vous remercions de votre gentil passage. Chaque visite est un petit soleil dans notre journée chargée de travail. Continuez à venir autant que vous le souhaitez!
Cordialement, L'EQUIPE DE "BACI MUSIC" A COMMANDER (13 EUROS,FRAIS DE PORT COMPRIS) et A RECEVOIR DIRECTEMENT CHEZ VOUS : VENTE ALBUM PAIEMENT PAR CARTE SECURISEE SUR LA PAGE DE LIAM : http://www. myspace. com/ldylano
Bonjour, Nous vous remercions de votre acceptation qui nous touche. Passez sur notre page quand vous voulez : nous vous y attendons avec plaisir. A bientôt. Cordialement, L'EQUIPE DE "BACI MUSIC" LE LABEL "BACI MUSIC" vous informe que vous pouvez aller découvrir la page myspace-music de LIAM DYLANO,l'un des artistes que nous soutenons,en cliquant sur cette bannière :
:
Nous vous proposons de l'inviter dans vos amis afin petit à petit de mieux connaître son univers musical.
Nous remercions chaque personne qui fera cette démarche
Initié en 1998 par le musicien Erik Minkkinen (Collectif Büro, Sister Iodine, Discom...), le Placard est un festival nomade de concerts à écouter au casque, jouant sur la concentration, l'intimité, la déformation du temps et la téléportation. L’événement a lieu toute l'année dans de multitudes endroits émetteurs et récepteurs ; lieux physiques distants (galeries, magasins de disques, appartements, voitures, cabines téléphoniques, péniche...) liés par un flux audio et vidéo qui les uns après les autres, émettent ou reçoivent.
LIVE : traqueurs de combes, thomas bel, C.C.E.S, bertrand fraysse, aymeric hainaut, élégie, pimp, ジートイ gtoy, erik minkkinen, vs_price & v/jyu, Un dimanche à Guantánamo, petits bruits, heddy boubaker, phog masheeen, exsityousick, Gino Niemiz, Dead Men Letters, guitare et voix en accords ouverts, alice lidion, Christophe Giffard, Webster plays Uchuu
amenez vos casques !
STREAMING : via www.leplacard.org de 14h > 00h et sur Radio Radio 106.8 FM le 24/06 de 19h > 01h