La vie du multi instrumentiste camerounais Narcisse Enumedy, plus connu sous le surnom de « Spirit », n’est pas banale, sa vie d’artiste démarre à Douala au Cameroun.
Huitième d’une famille de 10 enfants, Spirit découvre la musique grâce à ses frères, qui écoutent tout style de musique. Sur le tourne-disque familial, les 45 et 33 tours de Sam Cook, Otis Reding, James Brown, Wilson Picket, Manu Dibango, Fela, Ekambi Brillant, rythment son quotidien. A Koumassi, le quartier de son enfance, tous les soirs, les jeunes se rassemblent et se prennent pour leurs idoles. C’est ainsi qu’il apprend les pas de danse de James Brown. Cette passion pour la musique et la danse va le pousser à former un premier groupe avec ses copains. Les instruments sont fabriqués avec des objets de récupération : Des contreplaqués et des câbles de frein pour une guitare, un bidon d’huile pour la caisse claire, des couvercles de casserole pour les cymbales, encore des boîtes de conserve pour des caisses de rythmique, des chaînes de vélo et des bouts de caoutchouc pour la pédale de la batterie.
Quelques années plus tard, au lycée, veut faire partie du groupe. Seul, il apprend à jouer tous les rythmes à la batterie. Sûr de son fait, il se présente lors de la sélection des musiciens et est adopté. Il ne quittera plus jamais son instrument de prédilection. Le jeune batteur partage désormais sa vie entre ses études et la musique.
Adulte, « Spirit » trouve une place de comptable dans une grande entreprise à Douala. Alors que tout le monde le croyait définitivement rangé, il est rattrapé par le virus de la musique. Il abandonne tout et se jette corps et âme dans le bain. Il s’achète des baguettes et accompagne les stars locales : Eko Roosevelt, Axel Mona, Sallè John.
Insatiable, « Spirit » rêve de montrer son talent de l’autre côté de l’Atlantique. En autodidacte, il apprend la guitare et la basse. En secret, il compose des chansons qu’il espère enregistrer hors des frontières.
Fraîchement débarqué dans l’Hexagone en 1994, le jeune surdoué sort une année plus tard, « SPIRIT THE GIANT », son premier album. Il rassemble la crème de la musique camerounaise. Dans cet opus, assez révolutionnaire, l’homme orchestre utilise 6 bassistes : Etienne Mbappè, Guy Nsangué, Frédérique Doumbé, Richard Bona, Michel Ethé et Cyril Mambigo. Au Cameroun, la presse nationale est unanime, le succès est immédiat.
Spirit, qui se définit comme un artiste universel, veut aller encore plus loin. En 1998, il enregistre « Yahwé », réalisé par Yves Ndjock et distribué par Nigth & Day. Des sonorités nouvelles, un chant fluide, le makossa se renouvelle et le public est enchanté.
Convaincus de ses capacités artistiques, « Spirit » est reconnu par ses pairs. Il collabore avec des artistes français, anglais, américains et africains. Il devient le batteur d’un groupe funk avec lequel il donne des concerts à travers la France.
Parce qu’il aime son makossa natal, il donne la priorité aux artistes de son pays et réalise en 2004 « Le Partage », l’album du Camerounais Dina Bolanga.
2007 est l’année « Spirit ». L’artiste en a marre qu’on lui ressasse sans arrêt la mort du makossa. Il s’en défend. « J’aime le makossa joué avec des thèmes cohérents, où il y a une recherche mélodique. Dans ma musique, je recherche une ambiance qui me rappelle mon enfance».
Le multi instrumentiste s’inspire de ses aînés, et livre un troisième opus qui nous replonge dans les années glorieuses du makossa. Lorsqu’on prête attention à la musique, on découvre des subtilités rythmiques qui font la singularité de Spirit. Ses riffs de guitare jazzy flirtent avec des contretemps de batterie callés sur un accompagnement de basse simple sont lui seul a le secret. « Nirvana Makossa » ouvre de nouvelles fenêtres.
On est tout de suite séduit par les mélodies et les harmonies, au point de se surprendre à fredonner les chansons. Ce makossa, on en redemande. Il vous donne la chaire de poule, vous prend à rebrousse-poil et vous chatouille les neurones. L’évasion est totale, comme dans un rêve.
Ce 05 et 06 Juin au Zénith de Paris aura lieu la 2ème édition du Cameroun au Zénith.Nous recevons Armand Nlend son organisateur pour nous en parler en écoutant 3 titres de Sam Mbende.
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JUDGEMENT - "Tumbling down" - Eternal Riddim - OFFICIAL VIDEO Goldcup Records is proud to present the New Music Video By Jah Humbly,Ras Ijah{Eternalfyah} & Konfidence on the Eternal Riddim 2009. Directed by Dennis Thompson Jr. and Dean Thompson. http://www.myspace.com/goldcuprecordshttp://www.myspace.com/judgementgroup
À
la brûlante question : « Mais comment faire un cadeau raffiné à l’être cher
pour ce début d’année ? » Certains répondront : « Vas y chéri fait moi un truc
qui tape » et on a beau dire on a beau faire c’est une réponse… Bizarre non ?
Alors si vous aussi,vous bizarres, n’hésitez plus, offrez du royal, pas du
Ségolène, mais du princesse live. C’est le jeudi 7 janvier, c’est à la Scène
Bastille à Paris, à partir de 20h07 approximativement. Il y aura La princesse
est dans les cordes, mais aussi Tribecca et Venyce et, pour info, on peut
choper des pré-ventes à la Fnac et même au supermarché (sans rire) c’est encore
moins cher. Et si d’aventures vous vous dites "Oui mais moi je suis
normal, sain, expert comptable et que tous les trucs bizarres c’est pas mon
kiff", dites que vous y étiez quand même, tous vos amis les plus branchés
seront impressionnés. Bizous sur les 4 joues pleins de bonnes choses riches en
cholestérol bio, on se voit là bas…