et son groupe les Tchielly
ou l'histoire d'un nouveau genre, le YEKETI
Comme un Tchielly ("épervier" en langue Wolof) qui, d'un battement d'ailes, relierait la Corne de Dakar au puissant fleuve Congo, Saintrick, d'origine congolaise, l'enfance partagée entre Brazza la verte et le Sénégal, revient aujourd’hui à Dakar, désormais terre d'exil.
Oiseau au vol planant mais cadencé, entre fleuve et océan, douceur salée, il se pose pour un nouveau genre, résolument métissé, décidément engagé, citoyen de l'Afrique avant même d'être citoyen du monde.
Le YEKETI ("soulever" en wolof, que Saintrick traduit par "élévation") est la fusion du rythme sénégalais Mbalax avec les rythmes traditionnels congolais. Il est pour Saintrick le langage de sa vie et ses combats.
Percussions congolaises, du N'goma au tama, guitare sixties à la Congolaise, clavier aux sons rythmiques Mbalax et batterie métisse, chants en langues wolof ou congolaises nous emportent dans un élan de belle humanité.
Saintrick et les Tchielly chantent et dansent leur terre d'accueil et ceux qui les ont amenés à laisser leur terre de racines, pour exprimer l'amitié, la paix, le respect et les droits de chaque homme dans ce monde trop abîmé.
Saintrick et les Tchielly... oiseaux métisses au long cours, musique d'exil.
Saintrick est né le 11 Mai 1968 à Brazzaville au Congo. Chanteur Guitariste, auteur compositeur, interprète et arrangeur, il découvre la musique au début des années 80 à Dakar au Sénégal où il a grandi jusqu’à l’âge de 15 ans. Admirateur d’Ismaël Lô, son premier amour fût l’harmonica. Passant de la flûte à l’accordéon, il découvre la guitare à son retour au Congo en 1983 et en fait jusqu’alors son instrument de prédilection (stage avec les jazzmen Louis Winsberg, Marc Ducret, Sylvain Kassap). Il joue et tourne avec différents groupes brazzavillois (Jah Children, Africa Brass, Tambours de Brazza) et crée avec son frère Luc (Bassiste) son groupe « Les Tchielly » le 18 Août 1988.
Chanteur de talent et bon danseur, Saintrick travaille minutieusement musique, chorégraphies et textes pour créer son spectacle et sa musique, véritable symbiose de rythmes sénégalais et congolais. Le Yékéti (l’élévation) est le nom qu’il donne à ce fructueux mélange de sonorités d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale.
Il se produit alors avec les Tchielly en premières parties de Baaba Maal, de Youssou Ndour et d’Ismaël Lô .
Après s’être fait remarquablement adopter par le public congolais, Saintrick s’est lancé à la conquête de la Côte d’Ivoire à travers le Masa off 95 et le Masa Festival 97, avant d’être officiellement sélectionné au Masa 99 à Abidjan.
Les événements meurtriers de Brazzaville en 1997 le pousse, en pleine guerre à s’exiler d’abord en Côte d’Ivoire en passant par le Cameroun, puis à s’établir à Bangui en Centrafrique, où il fait venir l’ensemble de son groupe les Tchielly.
Dès lors Saintrick élève encore plus haut ses textes et sa musique au service de la paix, du respect des droits humains, afin de condamner ces conflits qui déchirent l’Afrique.
C’est après une résidence d’une année et neuf mois à Bangui en Centrafrique marquée par sa participation au Ngombi Festival, l’enregistrement de son premier Cd, sa sélection et sa participation au MASA 99 où il est plébiscité ’’révélation ‘’qu’il décide avec son groupe de s’installer à Dakar au Sénégal, motivé non seulement par son affinité pour son pays d’enfance, mais surtout par la fuite des guerres et la recherche d’un pays de droit et de paix.
Dès lors, il rencontre Africa Fête avec qui il travaille sur la diffusion de son spectacle qu’il fait découvrir sur de grandes scènes européennes et africaines. (Belgique, France, Allemagne, Suisse, Hollande, Angleterre, Cameroun, Afrique du Sud, Kenya, Tanzanie, Sénégal, Guinée…)
Son implication dans la culture de la paix et dans la défense des droits humains l’a emmené à participer au projet « Refugee Voices » en février 2001 avec plusieurs autres artistes impliqués dans la même cause tel que Youssou Ndour, Peter Col etc.
Ce projet dont l’action principale a été l’enregistrement de plusieurs titres à Dakar sous la direction artistique de Youssou Ndour a permis à un album « Building Bridges » produit par la HCR dont les recettes serviront à un programme de formation de réfugiés. Une tournée de promotion pour la sortie de cet album a été organisée en Angleterre, en Hollande, en Belgique et en Suisse a laquelle Saintrick et Blanche sa choriste ont participés.
A ce titre de défenseurs des doits humains, Saintrick et les Tchielly n’hésitent pas à répondre présent aux invitations des organismes tels Amnesty International, l’UNICEF ou le PNUD pour soutenir leurs actions à travers son spectacle.
A singer of Congolese origin, Saintrick spent his childhood in both Brazza and Senegal. Like a Tchielly ("sparrow hawk" in the Wolof language), flying from the horn of Dakar to the powerful Congo river, Saintrick has now settled in Dakar after being exiled from his home country. Saintrick has used his hybrid identity to create a new musical genre entitled YEKETI. YEKETI ("lift up" in Wolof) is the fusion of Senegalese Mbalax and traditional Congolese rhythms. For Saintrick, Yeketi is the language of his life and the voice of his struggles.
Using the Congolese Ngoma and the Senegalese tama percussions, fusing a 60's Congolese guitar style with the rhythmic marimba of Senegalese mbalax, with lyrics in Wolof and Congolese languages, Yeketi is a celebration of humanity.Through song and dance, Saintrick and the Tchielly pay homage to their roots and explore friendship, peace, and human rights in a world that is too often divided. Born in Brazzaville, Congo, Saintrick grew up in Dakar, Senegal until the age of 15. After experimenting with the harmonica, flute, and accordion, he settled on the guitar as his instrument of choice. Upon returning to Congo, with the help of his brother Luc (bassist), Saintrick founded the group "les Tchielly." After the deadly events that occurred in Brazzaville in 1997, Saintrick has been in exile, forced to set up his group in Dakar.
A talented singer and dancer, Saintrick has worked hard to combine music, lyrics, and choreography to create a performance extravaganza. His new genre, called Yeketi, combines Senegalese and Congolese rhythms, and is a true fusion of West African and Central African sounds. Saintrick sings about sincerity, tolerance, peace, human rights and children's rights. Singing in Wolof, Lingala, French, and English, his message reaches across all boundaries. Discovered at Masa 99, Saintrick continues to please audiences throughout Africa and Europe. A true spectacle of music and dance, with its electrifying rhythms and amazing choreography, Saintrick and the Tchielly promise to transport their audiences on a rhythmic voyage across Africa.
Hello , merci mon ami...Ton message me fait très plaisir.Bisous à Blanche et bien des choses. Je vous envoie plein de bonnes ondes pour Afrikakeur. Si tu es à Dakar en août, on aura le plaisir de se revoir car j' y serai ! Bizzz, Khady.