PEACE, LOVE AND UNITY
Nous n'utilisons pas toujours la part de liberté dont nous disposons pour aller dans le sens de la vie, ni même dans le sens d'une collectivité plus humaine. Il y a en nous une résistance.
C'est que nous avons bien du mal à admettre notre totale solidarité : nous ne sentons pas, au fond de nous-mêmes, que notre croissance en humanité est étroitement liée à la croissance des autres et que nous ne pouvons ressembler à Dieu -donc exister- qu'en nous faisant comme lui créateurs, ou du moins en laissant aux autres l'espace nécessaire pour qu'ils puissent croître, se créer. Alors, nous cherchons à exister au détriment d'autrui, réduisant les autres au statut d'objets utiles ou nuisibles à notre propre exaltation. Le mal moral, le mal de la liberté, c'est cela.
Le mal prend racine dans la défiance, qui nous porte à accumuler les sécurités, les défenses contre les autres et les richesses de tous ordres. Par là, nous nous rassurons sur notre propre valeur et sur notre avenir (toujours une question d'orgueuil et de pouvoir). Né dans la défiance, le mal trouve son fruit ultime dans le meurtre : l'autre, vu comme un adversaire ou un concurrent, est alors vraiment réduit à l'impuissance. Mais il y a mille manières de réduire l'autre à l'état d'objet : dans le domaine de la sexualité, dans le domaine social quand on cherche à utiliser l'autre comme instrument de prospérité, même si l'on a officiellement renoncé à l'esclavage.
C'est un véritable mal de la liberté, donc de la relation. La liberté humaine, en effet, n'a d'autre terrain que nos relations aux autres et à la nature. Même les comportements aberrants solidaires, les "pêchés contre soi-même", n'échappent pas à ce genre d'analyse : ils sont toujours repliement sur soi, donc refus implicite de la relation.
Et il est important de lire et relire ce texte afin de le comprendre dans toute sa profondeur, afin d'effectuer un travail sur nous même, ensuite le mettre en pratique, ce qui agira sur notre société, et cela demande beaucoup de force et courage car on le sait déja: le bien est toujours plus difficile à faire que le mal.
Ceci est une des directives qui pourrait améliorer notre monde et nous même.
D'autres propositions seront publiées prochainement. Merci.
Steve C. Stevens
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