Ben and Nico couldn’t have chosen a better name.
Both drummers by trade, percussion lines have always determined their musical style, acting as a solid anchor around which everything else is fluid and flexible.
Having relished the energy of Rage Against the Machine, the experimentation of Sonic Youth and Jazz music, the hedonism of Daft Punk (Da Funk / Rollin’ & Scratchin’ period) and the booming days of hip-hop, it was at free parties that the two school friends discovered their passion for rolling bass and broken beats. But at 19 years old, tormented by the aggressive, formulaic drum & bass that they were hearing, the pair took the initiative to produce their own interpretation of breakbeat:
‘We ran out to buy a Yamahah because we were always attracted to the idea of composing. That’s why we established ourselves on live sets. Playing and mixing vinyl’s has never appealed to us. Given a basic rhythm we can do anything. We’ve been touring for three or four years and we haven’t even got a demo to give out! It’s by playing live that people know us. We’re drawn to the stage more than anything else.’
TAMBOUR BATTANT is not a group developed by strict electronic production. Toying with riffs and gimmicks, they manipulate the rigid structure of the music using a method reminiscent of jazz improvisation.
‘We compose together at home. That’s how we get the loops. The material is clean-cut and tidy and could be released as it is, but we adapt it for playing live at concerts. We have fun with weaving the parts together – its well thought out and structured, not pure improvisation, even if we do allocate sections for doing that. We don’t freestyle the tracks but improvise them in much the same way as jazz musicians. Efficiency and sound quality are paramount for us. Also, it’s our personal style that determines the way we do things. We come from more of a rock and hip-hop background than a techno one.’
The pair were used to producing their parts independently and then deciding which ones to use. Their methods have now evolved and while producing this album the duo co-created complimentary parts that unite their intentions, ideas and desires without compromise.
« The Missing Link » (Ozore Age / PIAS ), Album disponible depuis le 29 Avril 2008 : une forme plurielle de Breakbeats (drum & bass, hip hop, dancehall …), délivre un album artisanal, dynamique et contemporain.
Tambour Battant : Ben et Nico n’auraient pas pu mieux choisir leur nom.
Tous deux batteurs de formation, les lignes percussives déterminent leur sphère musicale.
Un cordon sanitaire à l’intérieur duquel tout est aujourd’hui aménageable.
Ayant goûté à l’énergie de RATM, à l’expérimentation de Sonic Youth et du jazz,
à l’hédonisme de Daft Punk (période Da Funk / Rollin' & Scratchin') et aux boomers du hip hop,
c’est en free partie que ces deux amis de lycée ont intégré la révolution des machines.
Ce fut pour eux, à 19 ans et dans les environs d’Avignon, le temps d’une Drum & Bass où l’offensive beats & bass écrivait les tables d’une seule loi.
Dans cette tourmente s’inscrivait déjà leur orientation musicale future : « on a couru s’acheter des Yamaha car on a toujours eu la démarche de composer.
Voilà pourquoi on s’est toujours reconnu dans le live.
Interpréter ou rejouer des disques aux platines ne nous a jamais attirés.
À partir d’une base rythmique, tu peux tout faire.
Ca fait trois/quatre ans qu’on tourne et on n’a même pas une démo à faire circuler !
C’est le live qui nous a fait connaître. C’est la scène qui nous attire avant tout ».
Tambour Battant n’est donc pas une formation de studio, au sens strict où l’entend la production électronique. Installés à Paris depuis quelques années, ils ont fait leur première date le 20 février 2004.
Peut-être êtes-vous de ceux dont leurs lives font depuis vibrer les oreilles.
« On compose entre nous à la maison. À partir de là, on sort des boucles.
La matière est propre, elle pourrait sortir telle quelle.
Puis sur scène, on l’adapte pour le live.
On s’amuse avec, en suivant une sorte de trame bien arrangée, conçue en amont.
Ce n’est donc pas de l’improvisation pure et dure, même si on s’aménage forcément des plages pour.
On n’est pas dans le free style, mais plutôt dans l’improvisation telle que le jazz l’a pensée.
Car le soucis d’efficacité et de qualité sonore ne nous quittent jamais.
C’est aussi notre style musical qui nous impose cette façon de faire.
Dans un environnement technoïde, plus aérien, on peut plus aisément imaginer improviser.
On vient plus du rock et du hip hop que de la techno ».
Aux prémices, chacun composait de son côté pour en faire ensuite livraison dans un pot commun.
Avec la pratique (et ce premier album) est arrivée une vraie complémentarité, où les envies et les idées
s’harmonisent sans trop de compromis.
Tambour Battant s’épanouit ici dans une forme plurielle de Breakbeats.
« The Missing Link » fait la synthèse de quatre années de lives. >
Bien sûr, on retrouve leur morceau étendard Atomik Circus, mais soigneusement remixé par leurs soins, pour pimenter le plaisir de cet évident rdv.
À contrario du format vinyle, le duo a resserré la durée des morceaux pour faciliter l’accessibilité et le confort d’une écoute « à la maison ».
En ressort une forte impression de relief : lignes mélodiques (le duo reste impressionné par les tissages mélodiques de Radiohead) et additions de gimmicks.
Un flux d’émotions aux variations tenaces, empruntes de légèreté, de clins d’oeil et même d’humour : « la Drum nous a trop poussé dans le dark.
On ne s’y retrouve plus vraiment car on a l’impression qu’elle est devenue une musique d’ingénieurs du son qui s’écoutent entre eux.
Les mecs poussent le bouchon toujours plus loin en terme technique.
Comme dans le skate, ils sont dans des figures, ils utilisent un peu toujours les mêmes breaks.
À moins d’avoir une grosse culture du mouvement et de ses productions, tu as toujours l’impression d’écouter la même chose ».
Piochés dans son cercle élargi de rencontres artistiques, les featurings bousculent la tradition jamaïcaine pour rejoindre la nu-sckool UK, lui préférant la mélodie au taost, voire l’ânonnement stylisé : « on a poussé tous les Mc’s à épouser ce parti pris ».
De plus en plus installés dans la culture du bootleg et du remixe, le duo a repris les morceaux chantés déjà en boîte, conservant uniquement les parties vocales pour modifier les instrumentaux après coup.
La prestation vocale décalée et prestement écrite de Youthman (La tribue des singes) participe à la surprise…
En 17 morceaux, Tambour Battant sort donc des figures de style qu’impose « une Drum & Bass trop puriste », en conservant le meilleur de son efficacité et de sa rythmique frontale.
Musicien touche-à-tout (guitare, claviers…), créateurs de FX Music (une structure de music design), aux manettes de plusieurs projets vocaux ou hip hop plus traditionnel, le duo ne met pas tous ses BB dans le même berceau.
Et signe un album intéressant, artisanal, dynamique et contemporain, annonciateur d’une transition de parcours.
LES PARTICIPATIONS :
YOUTHMAN
Mc, dj et producteur FR, Membre de Central Massive (avec Redeyes et Brooxs), Membre du Audio Unit (avec Le Lutin)
« La première fois qu’on a joué avec lui, c’était au Cabaret Sauvage en 2004 (Paris), dans une « Tekaway ».
C’était une grosse date, on a halluciné d’être bookés là-bas !
Youthman est une
référence dans le milieu, c’est un bon producteur, il sait s’enregistrer, il a un bon flow.
Ici, il a changé de style. On ne s’y attendait pas, c’est surprenant et franchement efficace ».
JAMALSKI
Mc - Membre du collectif Boogie Down Production (crew de KRS-One),(US)
« C’est un parrain, un daron ! C’est lui qui est venu nous voir, il a tout de suite accroché, il est venu sur scène chanter avec nous.
Il a fait l’effort d’écrire un texte et il est sorti de ses phases habituelles, en conservant son flow bien marqué hip hop / ragga.
Quand il envoie, il envoie en bloc, il ne rigole pas. C’est clair, il nous a tiré vers le haut.
On est en train de composer un track pour son prochain album. ».
WAPI
Mc - Membre de Sub Culture (FR)
« C’est un ami. C’est lui qui nous a fait jouer la première fois en 2004.
Il est organisateur de soirée et Mc.
Il a sur le feu un projet hip hop dont nous composons
la plupart des tracks.
Pour nous, il a chanté en anglais, mais il écrit surtout en français et c’est
une très bonne plume, dosée d’humour».
WizzLL
Mc - Membre de Quality Beat (FR)
« Un pote Irlandais qui habite à Londres. Il était de passage à Paris pendant quelques années.
TAÎWAN
Mc – Membre du Liquid Wicked (FR)
« C’est un gars qui monte, il est tout frais.
Par le passé, on a déjà joué ensemble et
sa prestation était convaincante, c’était une bonne rencontre.
On aime son grain de voix et
pour l’album, il est sorti des stéréotypes du ragga qui nous gonflent.
Il nous offre la touche dancehall qu’on désirait».
OSCAR BURTON
Membre des Mas I Mas (FR)
« C’est un des cas particuliers de l’album. Sa partie vocale date d’il y a deux/trois ans déjà.
On a conservé le côté un peu planant de l’instru en lui additionnant une basse mélodique bien ronde.
ABRAXAS
Mc – Membre de Kontre Coorant, BDSF, les Trolls où L’Officine (FR)
« On l’a rencontré par l’intermédiaire d’Alexis (Mas I Mas) et on l’a entendu avec l’Officine.
Comme il est installé à Marseille actuellement, on a bossé par Internet.
C’est un gars très actif et ouvert. Il vient du hip hop mais reste perméable à la scène électronique.
Il a un vrai grain de voix, sombre, très street. Le second cas particulier de l’album. ».
DIESS
Turntablist, scratcheur, créateur de Diess Prod (FR)
« Un gars old school qui produit du vinyle de scratch. Dernièrement, il a sorti du Pushy ! .
C’est un morceau de pur scratch, fait par un vrai connaisseur.
On va également travailler avec lui sur la distribution de nos futurs vinyles ».
SHERIFF GALE
Chanteur reggae (Ghana)
« La conception de ce morceau a pu se faire grâce à Nash, un scratcheur d’origine
ghanéenne actuellement installé à Marseille.
Auparavent, il a produit un album de reggae au Ghana avec Sheriff Gale, un producteur, auteur, compositeur du pays.
Ce morceau est en fait un remixe ».
ADRIEN SAUVAGET
Musicien et producteur de Drum & Bass (FR)
« C’est un type complet qui est très fort à la guitare.
On l’entend déjà dans le morceau avec Wizzll où il joue un peu à la Portishead.
Ce morceau-là était à la base une des nombreuses expérimentations faites à la maison.
On l’a construit autour des parties de guitare improvisée
sur la durée. On a ensuite retravaillé la rythmique ».
Texte par Anne & Julien - Fevrier 2008
en partenariat avec :
12" AVAILABLE ON / MAXI VINYLE disponible :