Augure à l'arrière de la gorge, éclaireur du cri que l'on caresse secrètement, que je retiens comme un partage, que l'on enfume comme un message, que l'on brûle pour en masquer les éclats de folie belle, enragé courtisant gauchement la distraction. ..
Puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout.
C’est un recueil de poésie inspiré par ce que je nomme les extases. Ces instants, ces personnes, ces évènements qui bouleversent au-delà de la raison et enflamment l'émotion. On les vit puis ils s'estompent du réel en fuyant...
Des extraits des 10 premières pages de l'ouvrage et des 2 premiers poèmes (pp.7-10) sont disponibles ici
ont le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition Fictions Liberticides qui aura lieu à Bruxelles le Jeudi 23 Avril à 18 heures chez Miss Darlington.
FICTIONS LIBERTICIDES Exposition du collectif ENCOCHE www.encoche.org Du 24 Avril au 24 Mai 2009, Chez Miss Darlington, 18 rue Philippe le Bon, 1000 Bruxelles :: www.missdarlington.be
Avec : Jérôme Allavena Béatrice Bailet Camille Durand Nicolas Muller et Julie Baudrimont
"Le savoir-vivre est la somme des interdits qui jalonnent la vie d’un être civilisé, c’est à dire coincé entre les règles du savoir-naître et celles du savoir-mourir. " P. Desproges
En espérant vous y retrouver nombreux, Sincèrement,
Your captain is happy to inform you that next Fungus Imperator landing will occur in Brussels @ L'Os A Moelle on March 6th, featuring Alkalys promoting their second album.
Gilbert Bécaud Dimanche à Orly ------------------------------------
A l'escalier 6, bloc 21, J'habite un très chouette appartement Que mon père, si tout marche bien, Aura payé en moins de vingt ans. On a le confort au maximum, Un ascenseur et un' sall' de bain. On a la télé, le téléphone Et la vue sur Paris, au lointain. Le dimanche, ma mère fait du rangement Pendant que mon père, à la télé, Regarde les sports religieusement Et moi j'en profit' pour m'en aller.
Je m'en vais l' dimanche à Orly. Sur l'aéroport, on voit s'envoler Des avions pour tous les pays. Pour l'après-midi... J'ai de quoi rêver. Je me sens des fourmis dans les idées Quand je rentre chez moi la nuit tombée.
A sept heures vingt-cinq, tous les matins, Nicole et moi, on prend le métro. Comme on dort encore, on n'se dit rien Et chacun s'en va vers ses travaux. Quand le soir je retrouve mon lit, J'entends les Bœings chanter là-haut. Je les aime, mes oiseaux de nuit, Et j'irai les retrouver bientôt.
Oui j'irai dimanche à Orly. Sur l'aéroport, on voit s'envoler Des avions pour tous les pays. Pour toute une vie... Y a de quoi rêver. Un jour, de là-haut, le bloc vingt et un Ne sera qu'un tout petit point.
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Gilbert Bécaud 1963