"Il y a vingt ans, au moment où de jeunes Américains ironiques, fins musiciens, décidaient d'investir leur savoir et leur invention dans le domaine où on pouvait avoir besoin d'eux et devenaient arrangeurs estimés, compositeurs et, de temps à autre, sortaient des disques sous les noms de Van Dyke Parks ou Randy Newman, Paris, c'était Jean-Claude Vannier. Jeune homme chic, d'abord arrangeur à succès de quelques méga-tubes (Que je taime, Tous les bateaux tous les oiseaux), puis co-inventeur des plus belles folies 70 (Melody Nelson avec Gainsbourg, Brigitte est folle avec Brigitte Fontaine), auteur et compositeur pour d'autres, enfin chanteur et tout à la fois pour cinq disques depuis 1975, un sixième aujourdhui. L'admiration qu'on peut porter à Jean-Claude Vannier est exclusive, idiote. Jean-Claude Vannier n'a pas de vision du monde, il n'a que la vision la plus précise qui soit de ce qu'est une chanson, comment on choisit une rime et on s'y tient, comment on retrouve un couplet à la fin dun pont, comment on fait une chanson sur une note, ou deux, comment on équilibre, ou non, des sons, des valeurs, des sens, ce qu'on entend et ce qu'on imagine. C'est de cette seule vision-là (mais avec qui la partage-t-il ? Quelques noms... ) que procède le monde en question, à peine en équilibre. Ce sont des histoires personnelles et fictives, histoires de rien, talons bleus et corps qui se déchaînent, l'amour par petites retouches, des maladies, des garçons qui aiment et des filles qui aiment plus (plus fort, plus nombreux), des histoires qui se construisent sous nos oreilles autour dun piano comme toujours, d'une rythmique très fine, et d'une petite fanfare d'instruments à vent entre Nino Rota déstructuré et jazz démodé, comme dans un film de Woody Allen. A aimer ces chansons, on les connaît par coeur, et quand vous descendrez seuls le boulevard, sans savoir le temps qu'il fait ni si vous êtes tristes ou pas vraiment, ce sont ces chansons-là, même un peu ricanantes ou poisseuses, qui voltigeront dans vos têtes de mouches. "
Michel Jourde, 1991
Ainssi ces sublimes arrangements de cordes sur "Plume d'ange" c'etait vous ! Combien vous dois je de frissons et d'emerveillements à l'écoute de toutes vos créations ! Merci pour tout ça Mr Vannier.
Un petit message perso pour t'informer de mes deux prochains concerts à Paris à l’Essaïon Théâtre les jeudis 6 et 13 novembre à 20h30. Si tu as raté le concert avec mon groupe électrique au Zèbre de Belleville, viens découvrir la version « intimiste » de ma nouvelle formule en duo avec 4 claviers sous les voûtes de ce cabaret cosy au portes du Marais. Au plaisir de t'y retrouver ;)
En 1ère partie : Yasmin Shah www. myspace. com/yasminshah « Un univers envoûtant au croisement de l’alternatif, de la pop et du jazz. La force de ses compositions n’a d’égale que la puissance de sa voix».
Hello Jean Claude ça fait longtemps... J'aimerais bien te croiser, m'arrêter, qu'on se dise ensemble et mutuellement "t'as pas changé..." et passer un moment ensemble devant un thé ou autre d'ici peu... Je t'embrasse Alain
POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE! “L'ENFANT ASSASSIN DES MOUCHES” & “MELODY NELSON” 2 ALBUMS CULTE SUR SCENE sous la direction de JEAN CLAUDE VANNIER
Les 22 & 23 OCTOBRE 2008 à 20h00 à la Cité de la Musique
Plus d'une centaine de musiciens sur scène! L'Orchestre Lamoureux, le Chœur de Paris, un quatuor d'enfants, des musiciens légendaires : Gérard Bikialo, Thomas Coeuriot, Pierre Alain Dahan, Claude Engel, Herbie Flowers, Graham Clark, Michel Musseau.... et ne nombreux "Guest Artistes"... Mathieu Amalric, Alain Chamfort, Daniel Darc, Brigitte Fontaine, Clotilde Hemes, Brian Molko, Seaming To